Le kyste arachnoïdien est une structure fermée contenant du liquide cérébrospinal pouvant se localiser dans différentes zones du cerveau ou de la moelle épinière. Le plus souvent, il ne provoque aucun symptôme, mais il peut parfois entraîner des complications gravissimes. Son traitement dépend étroitement de sa taille et de sa localisation, mais aussi des symptômes qu’il engendre.
Qu’est-ce qu’un kyste arachnoïdien ?
Un kyste arachnoïdien correspond à la formation d’une structure délimitée, pouvant aller jusqu’à plusieurs centimètres de diamètre, renfermant du liquide céphalorachidien (ou cérébrospinal). Ce liquide est celui qui baigne la moelle épinière et les différentes structures cérébrales. L’arachnoïde est l’une des méninges et constitue une fine enveloppe qui entoure le cerveau, le cervelet et la moelle épinière. Elle se situe entre les deux autres méninges, la dure-mère et la pie-mère.
Le kyste arachnoïdien est composé de tissu arachnoïdien qui sécrète à l’intérieur du kyste du liquide cérébrospinal. L’origine de ces kystes est majoritairement congénitale et des formes familiales ont été décrites (plusieurs cas au sein d’une même famille). Dans de rares cas, le kyste peut se développer à la suite d’un traumatisme crânien ou vertébral.
Les symptômes du kyste arachnoïdien
Le plus souvent, le kyste arachnoïdien ne provoque aucun symptôme et ne peut être découvert qu’à l’occasion d’un examen de contrôle fortuit. Dans les autres cas, il entraîne différents symptômes en fonction de sa taille et de sa localisation :
- une hydrocéphalie chez les nourrissons (présence d’eau dans la boîte crânienne) ;
- un hématome cérébral ;
- une déformation du crâne chez le jeune enfant en cas de kyste localisé au niveau des tempes ;
- des signes d’hypertension intra-crânienne (augmentation de la pression du liquide céphalorachidien dans la boîte crânienne) :
- maux de tête ;
- vomissements en jets ;
- troubles visuels ;
- troubles de la vigilance et de la conscience ;
- évolution vers des troubles cardiaques et respiratoires, cécité et troubles neuroméningés ;
- des troubles endocriniens (modifications des taux normaux des hormones hypophysaires) ;
- un accident hémorragique brutal ;
- un retard de développement mental et intellectuel ;
- des convulsions ;
- des symptômes neurologiques liés à la compression de certains nerfs de la moelle épinière (troubles sensitifs, douleurs, voire paralysie des membres).
Diagnostic et traitement du kyste arachnoïdien
Le diagnostic d’un kyste arachnoïdien repose sur sa détection par des techniques d’imagerie :
- une radiographie du crâne ;
- une échographie transfontanellaire chez les nourrissons et les très jeunes enfants ;
- un scanner ;
- une IRM (imagerie par résonance magnétique).
La prise en charge du kyste arachnoïdien n’est recommandée que s’il provoque des symptômes. Plusieurs approches thérapeutiques peuvent être entreprises, en fonction de la taille et de la localisation du kyste :
- une intervention chirurgicale pour retirer le kyste ;
- la ponction du liquide céphalorachidien contenu dans le kyste ;
- une dérivation liquidienne du kyste pour permettre au liquide céphalorachidien de circuler librement malgré le kyste.
Certains risques spécifiques sont associés à ces différentes thérapeutiques :
- un risque de récidive avec une formation d’un nouveau kyste ;
- un risque d’infection ;
- un risque d’hémorragie.