Le syndrome de Wallenberg, qu’on appelle aussi « syndrome de la fossette latérale du bulbe », est un ensemble de signes pouvant évoquer un possible accident vasculaire cérébral (AVC) localisé au niveau de la moelle épinière et du cervelet. Ces structures nerveuses contrôlant de nombreuses fonctions, comme l’équilibre, la coordination des mouvements, la déglutition ou la parole, les symptômes peuvent être très variés. Cet AVC, comme tous les autres, doit être pris en charge rapidement. Le pronostic quant à lui est fonction de l’âge du patient et de l’étendue des lésions.
Quelles sont les causes du syndrome de Wallenberg ?
Wallenberg : rappel anatomique de la région cérébrale
Le tronc cérébral est la partie du système nerveux central localisée à la base du crâne. Il se situe entre le cerveau et la moelle épinière. Il comprend la moelle allongée, le pont et le mésencéphale. Placé en avant du cervelet, le tronc cérébral est le lieu d’émergence de la grande majorité des nerfs crâniens. Ces structures nerveuses régissent de nombreuses fonctions de l’organisme. Le cervelet par exemple gère la coordination des gestes ou l’équilibre. Les nerfs crâniens contrôlent eux les mouvements de la face.
Le tronc cérébral est richement vascularisé, notamment par :
- l’artère vertébrale ;
- l’artère cérébrale (qui est une branche collatérale de l’artère vertébrale) ;
- l’artère basilaire (qui naît de la réunion des artères vertébrales).
Les origines du syndrome de Wallenberg
Le syndrome de Wallenberg est dû à un rétrécissement (sténose) ou un arrêt de perfusion d’une ou plusieurs des artères irriguant le tronc cérébral. Cet arrêt peut être la conséquence de la présence d’un obstacle obstruant l’artère, partiellement ou complètement, ou le résultat d’une section de l’artère, des situations causées par :
- la formation de plaques d’athérome (cholestérol) rigidifiant et diminuant le diamètre des vaisseaux ;
- une embolie (formation d’un caillot) cardiaque ;
- un traumatisme ;
- la consommation de cocaïne (vasoconstricteur puissant) ;
- une malformation ou une tumeur.
Quels sont les symptômes du syndrome de Wallenberg ?
Les signes du syndrome de Wallenberg sont essentiellement liés au nombre d’artères touchées et à l’étendue de la zone concernée. Toutefois, on retrouve généralement des symptômes très caractéristiques comme :
- de violents maux de tête d’apparition brutale ;
- des troubles de l’équilibre, de la coordination et de la marche ;
- des troubles phoniques comme des difficultés d’élocution, une dysphonie ou un hoquet persistant ;
- des troubles de la déglutition ;
- une paralysie faciale.
Les différents types de traitement du syndrome de Wallenberg
Trois niveaux de prise en charge peuvent être envisagés.
Le traitement d’urgence
Le traitement le plus précoce consiste en la prise d’anticoagulants afin de réduire un éventuel caillot sanguin. Si le syndrome de Wallenberg est du à la rupture d’un vaisseau provoquant une hémorragie, la prise en charge peut être neurochirurgicale. Des antalgiques sont administrés pour apaiser les fortes douleurs.
La rééducation
La rééducation doit démarrer le plus vite possible pour que le patient puisse récupérer le maximum de ses capacités. Cette récupération, si elle est fonction de l’âge du patient et du degré d’atteinte, peut parfois être spectaculaire dans certains cas. Ainsi, une prise en charge pluridisciplinaire (neurologue, orthophoniste…) doit être mise en place rapidement.
La prévention
La prévention consiste à éviter à nouveau un trop fort dépôt de plaques d’athérome. Pour cela, le patient est généralement placé sous anticholestérolémiant. Si sa tension est trop élevée, un antihypertenseur viendra en complément. Le patient sera bien sûr invité à diminuer les facteurs de risque de récidive, comme la prise d’alcool, de tabac, les situations stressantes ou la sédentarité. Une prise en charge diététique peut être envisagée.